L'armée des douze cylindres
Projet de synopsis :
2029. James Cole évolue, dans un scaphandre réfrigéré, sur une vaste bande d’asphalte crevée par les mauvaises herbes et jonchée de piles de pneus, qui forment comme des cairns dans le paysage désolé. Il repère les tribunes que surmonte un panneau décoloré "Automobile Club de l'Ouest". Sur un mur, il repère un pochoir correspondant au motif que les experts lui ont montré : « Bof Course ». À côté, une petite affiche ressemblant en tous points au modèle qui lui a été présenté, figurant une voiture gagnée par la végétation, ou les flammes – les experts continuaient à se déchirer sur l’interprétation qu’il fallait en donner – et barrée du mot « Révolte ».

James Cole n’a pas besoin de prendre de photographies : sa visière est équipée d’un dispositif de capture omnisensoriel. Les odeurs, la température, les images, le son, les bourrasques de vent qui fouettent sa combinaison : tous les paramètres sont enregistrés directement. James Cole repart vers le présent et présente ses éléments de preuve aux experts. L’affiche appelait à une mobilisation, chaque année depuis 2022, en marge de la parade des pilotes des 24h du Mans. C’était la piste privilégiée par les enquêteurs du futur : un groupe constitué d’individus anonymes, déterminés et violents, prêt à s’attaquer aux biens et aux personnes et à saccager l’environnement qu’ils prétendaient défendre. Le maire de l’époque avait dénoncé des gestes"violents et inutiles" et un acte "grave de vandalisme" quand ces illuminés avaient arraché un coin du décor plastifié d’un tramway. Ils étaient tout à fait capables d’avoir mis le feu à la pinède du côté du bois de Changé, un incendie qui en 2027 s’était étendu jusqu’à Brettes-les-Pins. On avait retrouvé des articles de presse où ces militants d’ultra-gauche, quelques semaines plus tôt, portaient des pancartes "on fonce vers les +4°C sur les Hunaudières" ou encore "notre maison brûle et nous regardons les 24h". Cet incendie était le premier d’une longue série de feux et d’épisodes caniculaires qui en l’espace de quinze ans avaient réduit drastiquement la surface boisée de la Sarthe, jusqu’à la pluri-centenaire forêt de Bercé.

[La suite du film suit l’infiltration de James Cole au sein du collectif BofCourse et de sa branche opérationnelle "l’armée des douze cylindres" ainsi que son progressif ralliement à son agenda militant. Son enquête se mêle à une histoire d’amour avec l’un des militants du collectif. Le récit est régulièrement traversé par la remontée d’un souvenir d’enfance obsessionnel, dans un petit aérodrome, lors duquel deux hommes à t-shirt orange sont hués par la foule et soumis à un contrôle d’identité. Le film s’achève dans l’aérodrome du souvenir d’enfance, qui se révèle être l’aéroport Le Mans-Arnage du circuit des 24h. James Cole était venu avec son père aux 24h Classic Legend en 2028, lors de troisième canicule de la saison. Il comprend que l’armée des douze cylindres n’est pour rien dans la suite d’incendies et la destruction du circuit qui en résulta]

Commentaire de la production : la tension dramatique n’est absolument pas suffisante et on devine la fin dès la première minute du film. Nul.